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Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

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dimanche 27 juin 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2+ (Dominic) :




Dominic, un Suisse en France !



Dominic est suisse, il a une vingtaine d’années. Il a passé quelques semaines en France au printemps donc je lui ai demandé de se présenter. Pour en savoir plus, écoutez son interview !










DOCUMENT AUDIO (1 minute 37) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre un peu de quoi Dominic parle.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Où est-ce que Dominic a passé son enfance ?
2/ Qu’est-ce qu’il a étudié à l’université ?
3/ Combien de temps est-ce qu’il a passé à Paris ?
4/ Où est-ce qu’il a travaillé après ses études ?
5/ Comment est-ce qu’il a décidé de venir à Amboise ?
6/ Après son séjour à Amboise, où est-ce qu’il va travailler ?
7/ Quel est son projet ?
8/ Comment se sent-il quand il pense à son projet ?




Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.








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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Dominic s’exprime.


Gabrielle : Salut Dominic. Tu pourrais te présenter, tiens ?
Dominic : Oui, salut Gabrielle. Alors, je m’appelle Dominic, je viens de Suisse (1), du canton (2) (A) de Berne. J’ai grandi dans les montagnes, j’adore les montagnes, j’aime beaucoup faire du sport dans les montagnes. Et après, je suis… après mon enfance, j’ai déménagé (a) à Berne, pour étudier l’histoire. Et en cadre de mes études (b), j’ai aussi passé (3) une année à Paris, j’ai étudié à Paris. Et après le, les études, que j’aimais beaucoup (4), j’aimais beaucoup mes études en histoire, j’ai, j’ai* travaillé dans des musées. C’était pour moi un peu l’application de, de mes connaissances historiques (c) ou de mes connaissances dans la discipline de l’histoire. Et pour venir à Amboise, c’était très, très spontanément (d), j’ai eu envie de, de quitter la Suisse, de, de faire une expérience de nouveau (e)… euh, à l’étranger. Et comme ça, je suis venu** à Amboise. Et après mon séjour à Amboise, je vais, je vais travailler dans une clinique pour la réintégration (f) des, des toxicomanes (g). Et en automne, j’ai l’idée de… aller voyager au Mali…
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Avec un, avec un copain. C’est encore un peu vague (h) mais on a l’idée de faire… Moi j’ai jamais quitté l’Europe, et je suis un peu nerveux mais je trouve que c’est… oui, c’est une bonne occasion pour, pour le faire une fois.
Gabrielle : D’accord. Ben bon courage alors.
Dominic : Merci.
Gabrielle : Bon voyage.
Dominic : Merci, merci beaucoup. Merci.
Gabrielle : De rien.



Remarques de grammaire :
1) Je viens de Suisse =>
la Suisse est un pays féminin. Quand le pays est féminin (terminé par « -e ») ou que le pays masculin commence par une voyelle, on dit « venir de » ou « venir d’ », pas « venir de la ». Exemples : « Je viens de France », « Erkade vient d’Indonésie », « Marjane vient d’Iran ». Mais pour les pays masculins ou pluriels, on dit « du » ou « des ». Exemples : « Masa vient du Japon », « Jessica vient des Etats-Unis ». Attention, Mexique, Belize, Cambodge sont masculins, ce sont des exceptions, on dit donc par exemple « Il vient du Cambodge », « Elle vient du Mexique ».
2) Du canton --> parce que « Je viens du canton de Berne ». « Canton » est un mot masculin.
3) J’ai aussi passé : attention au verbe « passer » au passé composé. Quand on parle du temps, on l’utilise avec le verbe « avoir » au présent. Quand on parle d’un lieu, on l’utilise avec le verbe « être » au présent. Exemples : « Hier, elle a passé 2 heures dans les magasins » MAIS « « Hier, elle est passée devant un magasin de chaussures mais elle n’y est pas entrée ».
4) J’aimais beaucoup : on dit plutôt « que j’ai beaucoup aimées », on choisit le passé composé parce que les études sont finies. Mais c’est normal de faire des petites erreurs même quand on parle un excellent français comme Dominic. On n’a pas toujours le temps de réfléchir à la grammaire. Il faut toujours penser que la communication doit passer avant la grammaire !

Remarques de vocabulaire :
a) Déménager = changer de maison / changer de ville.
b) Et en cadre de mes études : on dit plutôt « dans le cadre de mes études ». « dans le cadre de » = au moment où ET à l’occasion de.
c) L’application de, de mes connaissances historiques : Dominic a pu utiliser ce qu’il a étudié à l’université.
d) Spontanément = de manière spontanée. Dominic s’est décidé très vite à partir en France !
e) De nouveau = encore.
f) Réintégration = le mot n’est pas adapté ici, on doit dire « réinsertion ».
g) Toxicomanes = une personne toxicomane = une personne droguée.
h) Vague = imprécis. C’est un adjectif très utilisé quand on parle de ses projets et qu’ils ne sont pas très précis, pas très clairs !

Remarques culturelles :
A) Un canton : la France est divisée en départements et en régions. La Suisse est composée de cantons. Le Québec est une province du Canada. Quant à la Belgique, elle est divisée en régions et en communautés.

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
*J’ai, j’ai : c’est très habituel de répéter de petits mots, comme ici, quand on réfléchit en même temps à ce qu’on va dire après.
**Je suis venu : Dominic a les mêmes habitudes de langage que tous les Francophones, en France ou en Suisse. Comme il parle un peu vite, il dit « chsuis » !


samedi 19 juin 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1+ (Dominic) :


Dominic compare la Suisse et la France !

Dominic est suisse, il a une vingtaine d’années. Au printemps, il a fait un séjour de plusieurs semaines en France, à Amboise. Et ce n’est pas la première fois qu’il séjourne en France. Il est donc à même de comparer nos deux pays !









DOCUMENT AUDIO (6 minutes 43) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Que remarque Dominic en France par rapport à la Suisse ?
2/ Selon Dominic, qu’est-ce qu’il y a dans certaines rues d’Amboise ?
3/ Dans les magasins, qu’est-ce qui est bizarre pour Dominic ?
4/ Pour lui, comment sont certains commerçants ?
5/ Parfois, que refusent les commerçants ?
6/ Concernant le fromage, que font les Français ?
7/ D’après Dominic, comment est l’attitude de beaucoup de Français envers la capitale ?
8/ Quelle est la raison de cette attitude selon Dominic ?
9/ Pourquoi Dominic apprécie-t-il Amboise et La Loire ?
10/ Qu’est-ce qu’il aime par exemple dans les repas ?
11/ Qu’est-ce qui fait que les gens paraissent plus détendus ?
12/ Que dit-il sur ce qu’il ressent en France ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.



EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.







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Vue de la place du château à Amboise :

















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les Dominic s’exprime.

Gabrielle : Salut Dominic ! Alors, tu viens de passer, euh, 10 semaines en France, je crois. Est-ce que tu pourrais nous parler de ce que tu as ressenti (1), de tes observations voire (2) tes surprises ?
Dominic :
Oui, bonjour Gabrielle. Euh, la première chose que je remarque toujours quand je, je passe la frontière, c’est qu’il y a (3) beaucoup d’espace en France, en comparaison avec la Suisse. Ça veut dire beaucoup d’espace vide qui n’est pas utilisé, qui n’est pas cultivé (4), qui est aussi un peu abandonné, parce qu’en Suisse, vraiment, il y a chaque mètre carré cultivé et utilisé et exploité. Et ici, c’est, c’est quelque chose que je remarque aussi dans, dans les magasins même. Même là, y’a des coins (5) qui sont, on a l’idée qu’ils sont pas utilisés. Et en Suisse, c’est c’est tout très propre, très nettoyé, c’est, y’a pas un mètre carré de trop. C’est, oui, c’est une chose que je remarque toujours…
Gabrielle : D’accord.
Dominic : C’est la première chose, oui. Et après, y’a aussi les, par exemple les rues, je trouve une immense différence surtout parce que je fais beaucoup de vélo. Et aussi, à Amboise, il y a beaucoup de rues, la rue Rabelais qui a beaucoup de trous (6)
Gabrielle : C’est vrai !
Dominic : … en Suisse, ça, ça n’existe pas, je trouve, c’est vraiment, ou on le voit pas tellement ! Et… oui ! Quand je vais dans les magasins, là c’est souvent drôle (7) si j’achète par exemple quelque chose pour 1 euro 42 centimes et je donne deux euros, ils me demandent si j’ai pas 42 centimes ! Et pour moi, c’est « Mais non ! Je vais pas chercher maintenant, peut-être que j’en ai pas ! ». Et en fait, je sais pas pourquoi, il y a une copine qui m’a raconté que peut-être en euros, il y a moins de monnaie mais moi, j’ai plutôt parfois l’idée qu’ils sont trop paresseux, peut-être.
Gabrielle : Pour rendre la monnaie !
Dominic : Voilà, pour la chercher !
Gabrielle : D’accord. C’est vrai que parfois, les gens, ils refusent de te donner de la monnaie. Si tu veux pas acheter quelque chose…
Dominic : Oui !
Gabrielle : Ne serait-ce que ça : tu demandes un peu de monnaie pour aller acheter une boisson, dans un distributeur ou autre et ils refusent de donner la monnaie.
Dominic : Euh, là en fait, je sais pas, c’est seulement si j’achète quelque chose… C’est là où demandent vraiment le… je crois qu’ils aimeraient le plus que je donne vraiment le prix exact…
Gabrielle : La somme exacte, le compte.
Dominic : Voilà, exactement, le compte exact, c’est ça.
Gabrielle : D’accord, bon, intéressant tout ça. Est-ce qu’il y aurait d’autres choses que tu remarques, que tu observes ?
Dominic : Euh, oui, c’est avec le fromage, parce que comme je suis un Suisse qui aime beaucoup le fromage, un des fromages préférés, pour moi, c’est vraiment le gruyère. Et en France, on parle beaucoup de gruyère, mais en fait c’est (de) l’emmental que, que vous parlez. Et pour moi, je déteste l’emmental alors tout le monde « Ah, j’adore le gruyère ! ». Mais moi, j’ai l’idée (8) « Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! (9) » parce que le vrai gruyère, c’est, vraiment, c’est très très bon ! Et là, je… oui, aussi, ça je remarque toujours quelque chose !
Gabrielle : Les Français connaissent mal les fromages suisses !
Dominic : Euh, je sais pas en fait, ils aiment bien les fromages suisses ils les mangent et mais c’est seulement cette petite, oui, cette précision.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Quelque chose… Oui, en Suisse, c’est vraiment, ce sont vraiment deux choses très très différentes. Et comme ils parlent : « Oui, ah le gruyère, c’est, c’est le fromage avec les grands trous ! » Et je dis : « Non, non, non, non, c’est l’emmental ! », parce que oui, il est très caractéristique pour les, pour les grands trous.
Gabrielle : Ouais, ouais…
Dominic : Oui, c’est ça.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Et peut-être une autre grande différence, vraiment, c’est lié à l’histoire et toute l’administration. C’est que comme la France est très, un système très très centralisé (10). Et la Suisse est très fédéralisée (11). Euh, c’est vraiment, là, un autre rapport, une autre idée de la nation et surtout de la capitale, parce que moi je trouve que les Français, ils ont un peu une ambiguïté envers Paris. On n’aime pas du tout, on est content si on habite dans la campagne, dans la province. Mais on trouve qu’on a la, la capitale la plus belle du monde. En Suisse, c’est Berne la capitale, et il y a beaucoup de gens qui n’ont pas grande idée, parce que c’est plutôt le chef-lieu (12) du canton qui est, qui est plus important.
Gabrielle : On accorde moins d’impor… d’importance, pardon, à la capitale.
Dominic : Oui, oui, je trouve. Mais je crois, c’est, c’est vraiment une question de centralisation. Il y a beaucoup de choses qui se passent à Paris, qui viennent de Paris, que… Oui, aussi avec le train, il faut toujours aller à Paris. Dimanche, je rentre en Suisse, ou pas en Suisse, en Bourgogne et là, c’est pas facile de, de voyager à un dimanche d’une région dans une autre région. Parce que oui, il faut passer par Paris.
Gabrielle : D’accord, bon, et alors finalement, quel bilan tu tires de ce séjour en France ? Tu as découvert de nouvelles choses qui t’ont plu ?
Dominic : Oui, peut-être maintenant, j’ai que parlé de la critique négative…
Gabrielle : Oh, non, ça va ! [rires]
Dominic : Mais en fait, j’aime beaucoup vivre en France, vraiment, oui, c’est déjà l’espace que (13) j’ai parlé, c’est… vraiment, je trouve, on peut bien respirer ici. À Amboise, surtout, j’aime beaucoup la Loire, c’est vraiment très, très bien pour se reposer. Et j’adore la manière de manger en France, il y a quelque chose de très très libre, c’est pas très strict. On mange beaucoup, on mange plus longtemps, je trouve, et avec beaucoup de plats différents parfois de petites portions mais beaucoup de plats. Et ça, ça j’aime beaucoup cette variation. J’adore. Euh, oui, il me semble tout un peu plus léger, je crois, c’est vraiment aussi si on regarde les gens. Moi, je trouve parfois, ils sont plus…
Gabrielle : Plus détendus ?
Dominic : Oui. Aussi dans… Déjà, leurs vêtements ! Déjà si on les regarde, on a l’idée qu’ils sont plus, peut-être un peu plus à l’aise. C’est quelque chose que… j’aime beaucoup ce, ce changement de rythme.
Gabrielle : D’accord, oui.
Dominic : Je trouve très, très sympa… Je suis très à l’aise en France (14),
toujours, quand je suis ici.
Gabrielle : Tant mieux ! Merci beaucoup pour cette interview !
Dominic : Merci à toi !

Remarques :


1/ Ressentir = éprouver
2/ Il y a : vous remarquez la prononciation « y’a », elle est très habituelle, et devient même plus répandue que le « il y a » bien articulé.
3/ Voire = ou même.
4/ Cultivé = utilisé pour des cultures (dans le sens d’agriculture).
5/ Des coins = des lieux, des endroits.
6/ Des trous --> comme dans l’emmental ! ;-)
7/ Drôle = bizarre (ici). D'habitude, ça peut vouloir dire "amusant".
8/ J’ai l’idée : normalement, on dit plutôt « je pense que ».
9/ Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! : normalement, pour donner le vrai nom d’une chose on dit « Non, c’est pas du gruyère, c’est de l’emmental ! ». Si on peut compter, on dit « Non, c’est pas une orange, c’est une clémentine ! ».
10/ Centralisé : la centralisation à l’État est au centre du système politique, toutes les décisions sont impulsées par l’État.
11/ Le chef-lieu = la ville principale d’un canton, d’un département, d’une région.
12/ Fédéralisé = organisé en fédération à la Suisse est une confédération, constituée de 26 cantons qui ont tous une certaine autonomie politique.
13/ Que : ici, on devrait dire « dont ».
14/ Je suis très à l’aise en France = je me sens très bien en France.



Vue plongeante sur le Café des Arts à Amboise :

Voilà...